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Taxi driver de Martin Scorsese

Dimanche, 25 mars 2007

Réalisé par Martin Scorsese
Avec Robert De Niro, Jodie Foster

Image


Ce n’est certes pas la première oeuvre de Scorsese (1976, il avait déjà réalisé 7 longs métrages à l’époque) mais ce film me rappelle la griffe d’origine du cinéaste, emprunte que je trouve perdue dans ses oeuvres les plus récentes.
J’admire la composition de son image. Je pense que c’est tout ce qui fait le style Scorsese.
Prenons par exemple le générique: un nuage du fumée sorti du fin fond de la nuit, afin de mettre en évidence le noms des protagonistes, mais également afin d’annoncer dés le départ l’ambiance générale du film. L’obscurité. La confusion.
On enchaîne avec un gros plan sur les yeux de De Niro, puis sur tout ce qu’il peut voir. Ce plan subjectif nous annonce également dés le départ à quel point le protagoniste peut être dans le flou. Scorsese joue en effet avec la colorimètrie de son film (décalage des couleurs, effets de flou etc)
La musique type jazz nous entraine dans une ambiance plutôt détendue, mais à la fois “laissé aller”…
Dés le départ, de par sa manière d’exposer les choses, le cinéaste nous raconte l’évolution de l’histoire.

Cette griffe Scorsesienne se caractèrise également par ce goût pronnoncé pour le 180°, le panoramique en général, et le traveling: il semble détester “l’image sage”, la stabilité… (à noter que même dans Kundun il ne peut s’empêcher de faire glisser sa caméra sur les objets, les personnages etc..)
Si une scéne n’est pas très active, il cherche le mouvement avec tout ce qui l’entoure: jeu avec les lumières et couleurs dans la nuit, même ses plans fixes sont en général moyen et tournés tels qu’ils nous permettent de percevoir du mouvement en arrière plan (la foule qui bouge, quand les protagonistes sont immobiles)
Gros plans à gogo, et effets de miroirs/ reflet pour énnoncer une histoire aussi sombre que pleine d’espoir.

Critique de vénéina



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