Pour cette 62ème édition, le festival de Cannes a encore mis les petits plats dans les grands! Un jury de premier choix pour une affiche plutôt épicée : sexe, violence et polémique étaient au menu.
Isabelle Huppert, la présidente du jury avait de quoi resservir! Cette année, vingt films étaient en compétition avec, contre toute attente, un cinéma américain quasi inexistant parmi les sélectionnés. Seul rescapé, Quentin Tarantino et son Inglorious Basterds était très attendu(sortie prévue le 19 août prochain), mais la compétition a été rude… Qui aurait cru qu’un Looking for Eric, de Ken Loach, et un Vengeance, de Johnnie To feraient leur apparition? L’histoire de la relation d’un footballeur avec ses fans contre celle du père vengeur, faites votre choix! Une gamme de jeu quasi similaire et deux scénarii conçus arbitrairement pour que Cantona ou Johnny Hallyday y trouvent leur place.
Heureusement Lars von Trier était là pour pimenter tout cela. Avec Antichrist, le réalisateur danois est bien loin de Dancer in the Dark. Ce film d’épouvante, sombre, un tantinet dramatique raconte l’histoire d’un couple ayant perdu leur bébé et qui, pour oublier, a décidé de s’isoler au bout du monde. Le film a reçu les huées du public lors du visionnage: sexe violent, mutilation…un décor plutôt brumeux, âmes puritaines s’abstenir! Le couple Willem Dafoe Charlotte Gainsbourg a fait forte impression.
Le bilan à ce jour est plutôt favorable pour le cinéma américain que l’on disait quasi inexistant, puisque Christophe Waltz qui joue le rôle du nazi, le colonel Hans landa s’est vu remettre le prix de l’interprétation masculine. Son homologue féminine, Charlotte Gainsbourg, pour son rôle dans Antichrist. La palme d’or revient cette année à Michael Haneke pour son film le Ruban Blanc, l’histoire d’enfants et d’adolescents, la veille de la première guerre mondiale, dans un village d’Allemagne du Nord protestante.
On reviendra l’été prochain pour un nouveau menu, qu’on espère tout aussi épicé que cette 62ème édition
Isabelle Matagne (ysabo)
